31 août 2007
la disparition des abeilles
voici un article provenant de : http://www.lesechos.fr/info/energie/4611614.htm qui relate la disparition de plus en plus inquiètante des abeilles... c'est l'avenir de l'homme qui est en jeu et une fois de plus c'est lui aussi qui est en cause!
Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.
« Syndrome d'effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.
L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »
paul molga
09 août 2007
la mort aux rats
ma chienne, un labrador de 6 ans adorable est en ce moment même entre la vie et la mort dans une clinique vétérinaire après avoir ingéré de la mort aux rats!
depuis avant hier, elle toussait mais on a d'abord pensé à un petit refroidissement vu le temps pourrit en ce moment et puis elle passait de bonnes nuits, continuait à manger les gâteau de mon fils à la moindre occasion donc on ne s'est pas méfiés.
hier matin, elle toussait toujours et comme je lui ai mis un collier anti-puces, je l'ai mise au garage pour éviter que les éventuelles bestioles ne sautent pas à la maison...
Quand mon mari est allé la rechercher le soir, elle avait du mal à respirer et sa gorge avait quintuplé de volume.
il l'a emmenée directement chez le veto de garde qui lui a d'abord administré un antibiotique, ne sachant pas trop ce que c'était.
Finalement avant de la laisser repartir, elle a demandé si on avait de la mort aux rats chez nous! Nous n'en avons pas mais notre chienne à fugué (ça lui arrive de sauter le portail qui est pourtant bien haut pour aller se balader dans les bois tout proches et elle revient 15 minutes après)
elle a donc pris une goutte de son sang et sortit un appareil capable de calculer le temps de coagulation du sang, car il faut savoir que les principaux composants de la mort aux rats empêchent la coagulation du sang ce qui provoque une hémorragie interne...
alors que le temps de coagulation du sang chez un chine doit être entre 17 et 20 secondes, il était à plus de 100 hier soir pour elle!
Elle l'a donc de suite mise sous perfusion de vitamine K1 (la même qu'on donne aux bb nourris aux sein à la naissance pour éviter les hémorragies justement) et un sédatif car elle était visiblement très anxieuse.
On doit appeler à 10h pour savoir si elle a passé la nuit au quel cas, elle serait en bonne voix de guérison mais elle 'a laissé que peu d'espoir à mon mari puisqu'elle semblait déjà bien atteinte. Si le sang avait atteint les poumons c'était déjà trop tard.
Ma première réaction est la culpabilité!
Elle était sous notre responsabilité et nous aurions du tout faire pour éviter qu'elle ne se sauve... nous n'avons aucune excuse si ce n'est les quelques 1000 euros nécessaires à surélever les murets qui entourent notre maison et changer notre portail qu'elle saute comme un kangourou!
je savais qu'elle restait derrière chez nous dans les bois ou les champs e qu'elle n'est en aucun cas dangereuse alors je ne me suis pas plus battue que ça, je ne pouvais me résoudre à la laisser enfermée à la maison ou la laisser attachée tout le temps alors qu'on a un grand jardin!
Ma deuxième réaction est de la colère!
de la colère contre ceux qui laissent traîner de la mort aux rats comme ça n'importe ou en sachant pertinemment que les animaux domestiques vont en ingurgiter... il n'y a pas que les chiens mais tous les chats qui à la campagne se promènent dehors en permanence... là on ne trouve rien à redire, un chat en liberté c'est normal... oui mais il peut mourir à chaque instant!
Sans parler de l'enfant qui court chercher sa balle et qui est attiré par ces petits bonbons rouges bien appétissants....
comment peut-on avoir si peu de respect pour la vie?
Dire que je n'utilise même pas d'engrais pour mes plantes de peur que ça pollue la terre ou qu'un animal vienne lécher ça!
Dire que je laisse tous les animaux vivre dans mon jardin en prenant garde aux portés d'escargots dans mes parterres de pensées, à la colonie de fourmis prêt du bac à sable de mes enfants, aux gendarmes prêt de mon séchoir à linge...
je suis donc triste, coupable et en colère mais je sais que je ne peux m'en prendre qu'a moi même, ça m'apprendra à faire confiance à l'homme!
12h00: ma chienne va s'en sortir!!!!!
elle a passé la nuit et a mangé ce matin, elle semble en pleine forme maintenant mais va rester encore jusque ce soir !
Ensuite on va la récupérer et on part en vacances!
le budget va se restreindre car il a été délésté de 395 euros :-/
Dés notre retour je vias faire ce que je m'étais jurée de ne pas faire: acheter un systéme éléctrique pour clotûrer le jardin afin qu'elle ne saute plus au dessus des murets et du portail...
le véto m'a assurée qu'en 2 fois elle ne s'y froterait plus! Je trouve ça barbare mais je ne veux prenre le risque que ça se reproduise!
25 juillet 2007
infirmière... mais pourquoi donc?
c'est la question qu'on me pose le plus souvent ces derniers temps...
il faut dire que pour les gens qui me connaissent (ou croient me connaître...) je suis un peu à l'opposée de l'image qu'on se fait de l'infirmière!
Une bonne maman poule, baba cool, écolo et qui se soigne à coups de trucs que personne ne connaît, qui met des couches lavables à ses enfants et qui les a allaité longtemps... bref la bonne timbrée qui nous fait rire avec ses extravagances et qui aurait plus sa place en lozère à bichonner des chèvres que dans un hôpital à s'occuper d'humains!
Cette envie d'être inf m'a poursuivis pendant un moment, j'ai failli passer le concours au sortir du bac mais j'ai suivi une autre voix sans avoir plus réfléchi que ça pour prendre mon envol, un appartement avec mon amoureux, loin de chez moi pour mener ma vie à moi.
Finalement cette idée est revenue par intermittence mais difficile de repartir à zéro quand on a des responsabilités, de grosses responsabilités...Et puis l'occasion faisant le larron, je n'ai pas été surprise d'apprendre la fermeture de mon magasin et encore moins surprise de me lancer dans cette aventure!
Il faut dire qu'en quelques années j'ai bien changé, la maternité m'a beaucoup changée, ma vision du monde a évoluée, ma vision de l'homme aussi et ce qui a le plus changé c'est la vision de ma place dans la société!
Je n'avais plus envie d'être en contact avec les gens pour en soutirer le maximum, je n'avais plus envie de travailler pour enrichir des gens sans scrupules, je ne voulais plus me lever le matin en me disant que j'étais utile à des gens pourris et surtout je ne voulais plus aller à l'encontre de mes principes de vie.
Oui je suis baba cool, oui je soigne mes enfants par homéopathie, oui j'adore mon ostéo, oui j'utilise des trucs à base de plante, de produits faits maison, je fuis les produits chimiques, bourrés de choses pas assez testées et puis d'abord c'est le docteur qui le dit: les antibiotiques, c'est pas automatique....
Il n'est écrit nul part qu'il faut se bourrer de medocs du matin au soir, de prendre du paracétamol en prévention, de courir aux urgences au moindre bobo, de stériliser les couverts de ses enfants jusque 18 ans, de changer leurs draps tous les matin aprés les avoir fait tremper dans de la javel toute une nuit et de porter des gants pour câliner ses enfants sur le dossier d'inscription de l'IFSI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
la diversité fait le monde.
Je ne suis pas anti médical (sinon je ne serai pas là) j'aime juste l'utiliser avec toutes les précautions qui s'imposent, en ne prenant un traitement que si il est largement mérité et puis infirmière ce n'est pas que faire des piqûres de médicaments chimiques!
bref tout ça pour dire que mes convictions, loin d'être un frein seront je l'espère un atout lors de ma prise de fonction !
Je sais déjà qu'il me faudra parfois faire profil bas lors de la formation mais j'y suis préparée et je suis sûre d'avoir beaucoup de choses à donner!
